« Il a failli m'arracher la tête » : Justin Gaethje raconte ses sparrings avec Farès Ziam

Justin Gaethje raconte ses sparrings avec Farès Ziam : « Il a failli m'arracher la tête avec un high kick. » Le champion UFC impressionné par le Français.

« Il a failli m'arracher la tête » : Justin Gaethje raconte ses sparrings avec Farès Ziam

À quelques jours de son combat contre Axel Sola à l’UFC Paris, Farès Ziam a reçu un témoignage particulièrement fort de la part de Justin Gaethje.

Farès Ziam a joué un rôle important dans l’une des plus grosses préparations de Justin Gaethje. Avant son combat contre Paddy Pimblett à l’UFC 324, l’Américain cherchait un partenaire capable de reproduire certaines caractéristiques physiques et techniques du Britannique.

Son manager Ali Abdelaziz lui a alors proposé le nom de Ziam. Le Français a finalement passé l’intégralité du camp avec Gaethje et semble avoir rapidement gagné son respect.

Dans un reportage de RMC Sport consacré à Ziam avant son duel franco-français contre Axel Sola à l’UFC Paris, Gaethje est revenu sur cette expérience.

« Il a failli m’arracher la tête avec un high kick »

Le choix de Farès Ziam n’était pas anodin. Pour préparer Paddy Pimblett, Justin Gaethje voulait notamment travailler avec un combattant grand et long pour la catégorie lightweight.

« Quand je voulais me battre contre Paddy, on cherchait quelqu’un de plus grand, de plus long. Mon manager Ali Abdelaziz m’a dit : « Attends, je connais Farès Ziam. » »

Avec son gabarit et son allonge, le Français correspondait au profil recherché.

« Il a une grande taille et des membres vraiment énormes. Il serait un bon gars pour reproduire le style que Paddy a. »

Mais dès leur première séance, Gaethje comprend rapidement que Ziam ne sera pas seulement un partenaire servant à reproduire un gabarit.

« La première session de sparring, il a failli m’arracher la tête avec un high kick. »

Une première alerte qui semble avoir totalement changé la perception de l’Américain. Gaethje pensait initialement pouvoir compter sur l’avantage de vitesse que possèdent souvent les combattants plus petits face aux grands gabarits.

« Les gros gars de taille sont généralement un peu lents. »

Avec Ziam, il découvre finalement l’inverse.

Gaethje explique alors avoir immédiatement compris qu’il devrait rester extrêmement vigilant à chaque séance.

« Je me suis dit que je devais être très prudent avec lui, parce qu’il était très bon. »

Un partenaire qui a obligé Gaethje à être « parfait »

Au fil du camp, Farès Ziam va dépasser le simple rôle de sparring-partner occasionnel. Le Français devient l’un des principaux éléments de la préparation de Gaethje.

Et selon l’ancien champion intérimaire de l’UFC, le niveau du Français l’a obligé à hausser sa propre exigence.

« Il m’a vraiment poussé et m’a fait être parfait, ne pas faire d’erreurs. »

C’est sans doute la déclaration la plus intéressante à quelques jours de Ziam vs Sola.

Gaethje a affronté une partie de l’élite mondiale des lightweights et possède une immense expérience des camps de haut niveau. Entendre un combattant de ce calibre expliquer que Ziam l’a obligé à être quasiment parfait donne forcément une indication sur le niveau que le Français peut atteindre à l’entraînement.

Ziam ne s’est d’ailleurs pas contenté de venir effectuer quelques rounds avant de repartir.

« Il est resté tout le camp avec nous. »

Le Français s’est complètement intégré à l’équipe de Gaethje jusqu’au soir du combat.

« Il est resté à la salle avec nous, ce qui était très important, jusqu’au vestiaire juste avant le combat pendant l’échauffement. »

La relation semble donc avoir dépassé le simple échange de services entre deux combattants.

Gaethje avait besoin d’un partenaire pour préparer Pimblett. Il a trouvé en Ziam un lightweight capable de le pousser techniquement, physiquement et mentalement pendant plusieurs semaines.

Cette expérience arrive aujourd’hui avec une résonance particulière. Farès Ziam s’apprête à affronter Axel Sola le 5 septembre à l’UFC Paris, dans l’un des combats les plus attendus de la carte.

Le duel sera forcément particulier puisqu’il oppose deux Français devant leur public. Mais Ziam arrivera aussi avec toute l’expérience acquise pendant ces camps internationaux, notamment aux côtés d’un combattant du calibre de Gaethje.

Le témoignage de l’Américain ne garantit évidemment rien pour le 5 septembre. Un sparring reste un sparring, et un combat UFC possède une pression totalement différente.

Mais quelques semaines avant d’affronter Axel Sola, Farès Ziam reçoit tout de même un sacré compliment : celui d’un Justin Gaethje expliquant qu’il devait faire attention à chacune de ses erreurs sous peine de les payer immédiatement.

Suivez toute l'actualité MMA sur Fight Talk.