Benoît Saint Denis ouvre la porte à un combat contre Fares Ziam : « Ça serait mentir »
Benoît Saint Denis et Fares Ziam se sont longtemps promis de ne pas s'affronter. Mais avec les deux Français désormais installés dans la même division, "God of War" reconnaît qu'un duel pourrait devenir inévitable si la ceinture entre dans l'équation.
Le MMA français vit une période rare chez les poids légers. Pendant longtemps, voir un Français s’installer durablement dans le classement UFC ressemblait déjà à un accomplissement. Aujourd’hui, Benoît Saint Denis et Fares Ziam avancent dans la même catégorie, avec le même objectif ultime : atteindre le sommet. Forcément, cette progression commune pose une question délicate.
Que se passe-t-il si deux combattants français, habitués à se respecter et à s’entraîner ensemble, finissent par se retrouver sur la route l’un de l’autre ? Interrogé par LaSueur, Benoît Saint Denis n’a pas fermé la porte. LaSueur a bien publié le sujet autour de cette position de BSD le 20 mai 2026.
Un pacte moral, mais pas une promesse impossible à tenir
Benoît Saint Denis ne cherche pas à vendre une rivalité artificielle. Son discours est même plutôt sain. Entre lui et Fares Ziam, l’idée de base reste claire : éviter un combat franco-français tant que cela n’a pas de véritable sens sportif. Dans une catégorie aussi dense que les poids légers, les opportunités sont rares, et les Français ont tout intérêt à se tirer vers le haut plutôt qu’à se neutraliser trop tôt.
Mais BSD sait aussi comment fonctionne le très haut niveau. À partir du moment où deux compétiteurs poursuivent la même ceinture, il devient difficile de promettre que leurs chemins ne se croiseront jamais.
« On s’est toujours dit qu’on ne s’affronterait jamais, maintenant effectivement on a le même rêve. »
Cette phrase résume toute la complexité du sujet. Saint Denis ne souhaite pas affronter Ziam par plaisir ou par provocation. Il admet simplement une réalité sportive : si l’un des deux se retrouve champion, ou si une place majeure est en jeu, refuser ce combat deviendrait presque impossible.
Dans ce genre de situation, l’amitié, le respect ou la nationalité ne suffisent plus toujours à éviter l’affrontement. La ceinture change tout. Elle transforme les trajectoires personnelles en obstacles directs. Et BSD le reconnaît avec lucidité.
« Ça serait se mentir à soi-même de son côté comme du mien de dire que ça ne peut jamais arriver. »
Ce n’est pas une déclaration de guerre. C’est plutôt une marque de maturité. Saint Denis comprend que le MMA français peut grandir collectivement, mais que chaque combattant garde aussi sa propre ambition. Fares Ziam, aujourd’hui classé 14e chez les poids légers selon les éléments évoqués, n’est plus seulement un autre Français à l’UFC. C’est un nom installé dans la division, avec une route qui pourrait un jour croiser celle de BSD.
Benoît Saint Denis veut surtout tirer le MMA français vers le haut
Le plus intéressant dans cette déclaration, c’est que Benoît Saint Denis replace rapidement le sujet dans une vision plus large. Pour lui, la priorité n’est pas de fantasmer un duel contre Ziam. Elle est de profiter du niveau actuel des Français pour progresser ensemble. Chez les moins de 70 kg, la France possède plusieurs talents de haut niveau, mais pas encore assez pour se permettre de casser trop vite ces dynamiques.
BSD cite Fares Ziam, mais aussi Salahdine Parnasse, Amine Ayoub et Mansour Barnaoui. Des profils différents, des parcours différents, mais une même idée : plus les meilleurs Français peuvent partager des rounds, plus le niveau général monte.
« Plus on peut s’entraîner ensemble et se tirer vers le haut, mieux c’est. »
Cette vision dit beaucoup de l’état actuel du MMA français. Pendant des années, les combattants tricolores ont dû chercher l’exigence à l’étranger ou dans des camps isolés. Désormais, ils peuvent aussi la trouver entre eux. Pour un combattant comme Saint Denis, habitué à une approche dure, physique et méthodique, multiplier les rounds avec d’autres talents français représente une vraie richesse.
Un combat contre Fares Ziam reste donc possible, mais il n’est pas souhaité pour l’instant. Il faudrait un enjeu supérieur, une ceinture, une route bloquée ou une nécessité sportive impossible à contourner. En attendant, Benoît Saint Denis préfère voir cette génération française comme une force commune plutôt que comme une rivalité à fabriquer.
Et c’est peut-être ce qui rend cette déclaration intéressante : BSD ne ferme pas les yeux sur la réalité du haut niveau, mais il rappelle aussi que le MMA français a encore beaucoup à gagner en avançant groupé.
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