« On ne l'a jamais vu à ce niveau » : Nicolas Ott met en garde Salahdine Parnasse avant Dan Hooker
Salahdine Parnasse arrive à l'UFC avec une énorme réputation, mais son premier combat doit apporter une réponse que personne n'a encore réellement obtenue.

Le 5 septembre, Salahdine Parnasse découvrira l’UFC de la manière la plus brutale possible : directement en main event à Paris, face à Dan Hooker. Un vétéran expérimenté, classé dans le top 10 et habitué aux combats contre l’élite mondiale.
Invité de Zone Rouge, Nicolas Ott a justement insisté sur ce point. Pour lui, le talent du Français ne fait aucun doute. Mais il reste encore une inconnue majeure : sa capacité à reproduire sa domination face à un adversaire de ce calibre.
« C’est la première fois qu’on va voir Salahdine Parnasse contre ce niveau »
Depuis plusieurs années, Salahdine Parnasse domine une grande partie de ses adversaires en Europe. Sa technique, sa vitesse et sa capacité à évoluer dans toutes les phases du combat lui ont permis de construire une réputation de combattant largement au-dessus de la moyenne.
Nicolas Ott estime pourtant que le duel face à Hooker représente quelque chose de totalement différent.
« Premièrement, c’est hyper intéressant parce que c’est la première fois qu’on va voir Salahdine contre ce niveau d’opposition. C’est ce qu’on veut depuis longtemps en fait. »
Pour l’entraîneur, la facilité avec laquelle Parnasse a souvent imposé son jeu laisse forcément beaucoup de questions sans réponse.
« On voit Salahdine qui se balade complètement contre les mecs qui l’affrontent en Europe. Même aux États-Unis récemment contre Kenneth Cross. Ce qu’on n’a jamais vu, c’est ce qu’il va donner contre un top 10 mondial. »
C’est là toute la différence. Dan Hooker n’est peut-être pas considéré comme le lightweight le plus technique de l’UFC, mais il possède une expérience et une dureté que Parnasse n’a encore jamais réellement rencontrées.
Ott insiste justement sur ces qualités parfois moins visibles.
« Tu as des top 10 qui, techniquement, ne sont pas plus techniques qu’un top 20 ou qu’un top 30. Par contre, ils ont une force de frappe, une résistance aux frappes, une ossature, un transfert. Un truc qui est particulier et une habitude des grands rendez-vous du haut niveau. »
Autrement dit, le niveau UFC ne se résume pas seulement à la technique pure. La capacité à encaisser, à rester dangereux après plusieurs rounds difficiles et à gérer la pression des gros combats fait aussi partie de ce qui sépare les meilleurs du reste.
Nicolas Ott voit pourtant Parnasse supérieur stylistiquement
Malgré cette mise en garde, Nicolas Ott reste très positif sur le matchup.
Selon lui, Salahdine Parnasse possède davantage d’armes que Dan Hooker sur plusieurs aspects du combat.
« Stylistiquement parlant, Salahdine, il est au-dessus de Dan Hooker. Il est rapide, il a une boxe anglaise de mi-distance qui est incroyable. »
Ott met aussi en avant la polyvalence du Français, capable de passer rapidement du striking au grappling.
« Il a une capacité à changer de niveau, aller chercher le dos, aller chercher des takedowns qui est super bonne. Donc il a toutes les armes stylistiquement pour poser de gros problèmes à Hooker. Il a des super kicks. »
Sur le papier, Parnasse peut donc parfaitement dominer Hooker. Sa vitesse, son jeu de jambes, ses kicks et son grappling peuvent poser énormément de problèmes au Néo-Zélandais.
Mais Ott met immédiatement en garde contre une conclusion trop rapide en cas de victoire spectaculaire.
« Il faut être très vigilant parce que tu peux passer Hooker et faire une masterclass. Tu peux le détruire au premier round, etc. »
Même un succès très net ne signifierait pas automatiquement que Parnasse est supérieur à toute la hiérarchie lightweight.
« Et ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas un top 12, top 13 de l’UFC qui n’est pas archi difficile à battre parce que le style ne te convient pas. »
C’est l’un des points les plus intéressants de son analyse. À l’UFC, le classement ne raconte pas tout. Certains combattants moins bien placés peuvent proposer des matchups beaucoup plus compliqués selon les styles.
Ott cite d’ailleurs plusieurs exemples très différents.
« Battre Hooker, ça ne veut rien dire par rapport à Arman, à BSD, à Ruffy. »
Tsarukyan, Benoît Saint Denis ou Mauricio Ruffy proposent chacun des menaces très différentes. Battre Hooker permettrait à Parnasse de prouver qu’il appartient au très haut niveau, mais cela ne suffirait pas encore à mesurer précisément sa place parmi tous les meilleurs lightweights.
C’est justement ce qui rend ce premier combat aussi intéressant. Salahdine Parnasse arrive avec une réputation immense, une palette technique très complète et suffisamment de confiance de la part de l’UFC pour être placé directement en main event.
Mais le 5 septembre, pour la première fois, il devra montrer que tout cela peut fonctionner face à un vrai membre du top 10 mondial. Et pour Nicolas Ott, c’est là que commencera réellement la réponse sur le plafond du Français à l’UFC.
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