Manon Fiorot raconte comment le Canada lui a redonné goût au MMA : « J'avais plus de plaisir depuis longtemps »
Manon Fiorot a traversé une période où l'entraînement ne lui procurait plus le même plaisir. Son départ au Canada, au Tristar Gym, a finalement servi de véritable déclic et lui a permis de retrouver une énergie qu'elle pensait avoir perdue.

Au micro de RMC Sport, la Française est revenue sur cette période charnière. Plus que le changement de salle, c’est surtout le plaisir retrouvé au quotidien qui semble avoir transformé son rapport au MMA.
Le Tristar comme nouveau départ pour Manon Fiorot
Fiorot explique que son arrivée au Canada lui a permis de retrouver quelque chose de très simple, mais essentiel : l’envie de s’entraîner.
« Je pense que c’est le fait de partir, de m’entraîner ici au Tristar et surtout, je pense que la chose la plus importante, c’était vraiment le plaisir que j’ai retrouvé à l’entraînement. »
Elle reconnaît que ce sentiment avait disparu depuis longtemps.
« Je suis arrivée au combat contre Jasudavicius, mais je sais que pendant le mois et demi d’entraînement, j’avais vraiment pris du plaisir à m’entraîner, chose que je n’avais plus depuis très longtemps. »
Ce détail est important, car il montre que le changement n’a pas seulement été technique. Pour Fiorot, ce nouveau cadre semble surtout avoir redonné du sens à son quotidien de combattante. À haut niveau, l’accumulation des camps, de la pression et des objectifs peut facilement transformer l’entraînement en routine. Le fait de changer complètement d’environnement lui a permis de casser cette mécanique.
Elle insiste aussi sur l’impact humain du Tristar.
« C’est peut-être l’équipe aussi ici au Tristar qui a changé les choses, de voir de nouvelles personnes s’entraîner avec moi. »
Aiemann Zahabi a joué un rôle important
Parmi ces nouvelles influences, Manon Fiorot cite directement Aiemann Zahabi, avec qui elle a partagé une grande partie de son camp.
« J’ai eu la chance de faire mon camp avec Aiemann Zahabi, parce qu’on combattait le même soir au Canada. Et ça, je pense que ça a fait quand même beaucoup parce qu’on s’entraînait vraiment tout le temps ensemble. C’était la première fois que j’étais un peu guidée. »
La Française explique avoir été portée par l’énergie constante de son partenaire d’entraînement.
« Ça me donnait vraiment de la force. Il a une énergie incroyable, c’est fou. Je prends un peu l’exemple sur lui parce que je le voyais arriver tous les matins au gym, tous les après-midi, toujours le sourire, toujours content. »
Cette dynamique semble même avoir influencé sa manière de gérer la fatigue.
« Moi, je me disais, il n’est jamais fatigué. Et du coup, je n’osais pas dire que je suis fatiguée ou quoi, je suivais un peu son mood. Et franchement, je pense que ça, ça m’a beaucoup aidée. »
Au-delà des ajustements techniques, ce passage au Tristar a donc surtout offert à Fiorot un environnement plus stimulant. La Française ne parle pas d’une révolution totale, mais plutôt d’un retour à une sensation qu’elle avait perdue : celle de prendre du plaisir à travailler.
Et pour une combattante de son niveau, ce type de déclic peut parfois être aussi important qu’un changement de stratégie ou de méthode d’entraînement.
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