« Il n'y a pas d'amis dans ce sport » : Farès Ziam sans état d'âme face à Axel Sola

À quelques jours de son duel 100 % français contre Axel Sola à l'UFC Paris, Farès Ziam a livré un discours particulièrement clair sur la rivalité entre combattants tricolores.

« Il n'y a pas d'amis dans ce sport » : Farès Ziam sans état d'âme face à Axel Sola

Le 5 septembre, Farès Ziam et Axel Sola partageront l’octogone à l’Accor Arena dans l’un des combats les plus particuliers de la soirée.

Deux Français, deux lightweights ambitieux et un affrontement que Ziam ne considère absolument pas comme un problème.

Au micro de RMC Sport Combat, le “Smile Killer” a expliqué pourquoi la nationalité de son adversaire ne changerait rien à son approche.

« On est à l’UFC, on prend tout le monde »

Pour Farès Ziam, le sujet est rapidement évacué.

« Je m’en fiche d’affronter un Français, c’est un adversaire. On est à l’UFC, on prend tout le monde. »

Loin de considérer ce duel comme quelque chose qu’il faudrait éviter, Ziam estime même que ce genre d’affiche traduit la progression du MMA français.

« Il est l’heure pour la France qu’on s’affronte entre nous, car le pays grandit et le MMA évolue très bien. »

Une vision particulièrement pragmatique.

Plus il y aura de Français présents à haut niveau à l’UFC, plus les affrontements entre eux deviendront difficiles à éviter. Ziam ne souhaite donc pas laisser une forme de solidarité nationale influencer ses choix de carrière.

« Mon taf, c’est d’accepter des combats et de gagner. Il n’y a pas d’amis dans ce sport. Tout le monde veut se taper et prendre le bonus, ça fait partie du jeu ! »

Un discours qui montre bien l’état d’esprit avec lequel il aborde ce rendez-vous.

Pour Ziam, Axel Sola ne sera pas un compatriote une fois la porte de la cage refermée. Il sera simplement un adversaire supplémentaire sur son chemin.

Farès Ziam comprend parfaitement le choix d’Axel Sola

Ziam ne reproche d’ailleurs absolument pas à Sola d’avoir accepté ce combat.

Au contraire, il comprend parfaitement l’intérêt sportif et financier que représente une telle opportunité pour son adversaire.

« Axel, en acceptant d’affronter un ancien Top 15, il sait qu’il va avancer dans le classement, négocier un meilleur contrat, et c’est le business. »

Sola arrive effectivement à l’UFC avec beaucoup à gagner.

Pour son premier combat dans l’organisation, il avait immédiatement marqué les esprits en soumettant Ismael Bonfim dès le premier round. Il se retrouve désormais face à un adversaire beaucoup plus expérimenté dans l’octogone.

Ziam, de son côté, possède déjà plusieurs années de recul au sein de l’UFC et reste sur une victoire face à Tom Nolan en juin dernier. L’organisation le présente aujourd’hui avec 18 victoires pour 5 défaites et 11 succès obtenus avant la limite.

Ce combat représente donc une véritable opportunité pour les deux hommes.

Pour Sola, battre Ziam permettrait d’accélérer considérablement son ascension. Pour Ziam, il s’agit au contraire de défendre sa place face à un Français qui arrive avec énormément d’ambition.

Et malgré la particularité d’un duel entre deux combattants du même pays, Farès Ziam refuse d’y voir une quelconque dimension sentimentale.

Le message est finalement très simple : à l’UFC, les trajectoires peuvent se croiser, même entre compatriotes.

Le 5 septembre, il n’y aura donc pas de traitement de faveur entre Farès Ziam et Axel Sola. Seulement deux Français avec le même objectif : gagner et continuer à avancer dans l’une des catégories les plus relevées de l’organisation.

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