Sean Strickland poursuit son bras de fer avec l'UFC en plein dossier Imavov

Sean Strickland ne décolère pas contre l'UFC. Alors que son combat face à Nassourdine Imavov reste toujours bloqué, le champion des poids moyens accuse désormais l'organisation de ne pas suffisamment rémunérer ses plus grands combattants pour leur permettre de partir au bon moment.

Sean Strickland poursuit son bras de fer avec l'UFC en plein dossier Imavov

Le conflit entre Sean Strickland et l’UFC prend de plus en plus d’ampleur. Après avoir menacé d’abandonner sa ceinture et d’aller au bout de son contrat pour se tourner vers la boxe, l’Américain vient de développer beaucoup plus longuement sa position.

Strickland accuse l’UFC de pousser ses champions trop loin

Sean Strickland considère avoir déjà largement fait ses preuves dans l’Octogone.

« J’ai combattu quatre fois pour le titre, je l’ai remporté deux fois, j’ai battu tous les épouvantails de la catégorie. »

Le champion estime surtout avoir déjà affronté une grande partie des meilleurs poids moyens.

« J’ai déjà combattu la moitié de la division. Je veux boxer. Je veux mettre une putain de ceinture de boxe sur ma cheminée. »

Strickland assure même qu’il se sent capable de rivaliser avec des boxeurs professionnels. Mais sa critique principale concerne la manière dont l’UFC gère la fin de carrière de ses champions.

« Tu regardes ces champions, ces monstres qui dominent leur division. Ils prennent une défaite, reviennent, combattent encore trois ou quatre fois et finissent complètement éteints. »

Pour Strickland, le problème vient directement du modèle économique de l’organisation.

« L’UFC ne te paie pas suffisamment pour que tu puisses partir en te disant : “La vie est belle, j’ai consacré ma vie à ça.” »

Le champion va encore plus loin.

« Ils construisent ton héritage, mais ils ne te paient pas suffisamment. Alors tu dois revenir et finir par détruire cet héritage. Je ne veux pas faire ça. »

Nassourdine Imavov toujours bloqué par cette situation

Cette sortie intervient évidemment dans un contexte particulièrement compliqué pour Nassourdine Imavov. Le Français devait être l’un des principaux candidats pour la première défense de titre de Strickland.

Leur revanche avait même été envisagée pour l’UFC 335, mais les négociations ont finalement échoué sur la question de la rémunération du champion.

Strickland a depuis confirmé à plusieurs reprises que l’argent constituait bien le principal point de blocage.

Imavov a tenté de débloquer lui-même la situation.

Le Français a proposé 500 000 dollars de sa propre poche si Strickland acceptait de l’affronter en janvier et parvenait à le battre.

La tension est ensuite devenue encore plus visible lorsque les deux hommes se sont retrouvés au UFC Performance Institute.

Imavov a directement demandé au champion pourquoi il ne signait toujours pas le contrat, tandis que la sécurité a dû intervenir pour empêcher la situation de dégénérer.

De son côté, Strickland semble désormais regarder bien au-delà de la simple revanche face au Français.

« Je veux combattre, je veux boxer, je veux aller gagner un titre en boxe. »

Il évoque notamment la possibilité d’affronter Jake Paul si une opportunité suffisamment rémunératrice se présente.

Et si l’UFC refuse de lui ouvrir cette porte, le champion affirme qu’il pourrait simplement adopter une approche beaucoup plus prudente dans ses prochains combats, toucher ses chèques et terminer son contrat.

Pour Nassourdine Imavov, la situation devient donc de plus en plus difficile à lire.

Le Français attend toujours sa première chance pour le titre, mais le conflit entre Sean Strickland et l’UFC semble désormais dépasser largement le simple cadre de leur combat.

Tant qu’aucun accord financier ne sera trouvé, le dossier Imavov risque donc de rester bloqué derrière le bras de fer entre le champion et l’organisation.

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