Robin Chantegrel répond dans la cage et stoppe Abou Debeing au PEF 11

Robin Chantegrel a remporté le premier combat professionnel de l'histoire du PEF en battant Abou Kamara, alias Abou Debeing, par TKO au deuxième round. Après une conférence de presse tendue entre les deux hommes, "Bins" a répondu dans la cage avant de revenir sur sa victoire.

Robin Chantegrel répond dans la cage et stoppe Abou Debeing au PEF 11

Robin Chantegrel avait promis que les images parleraient. Elles ont parlé. Opposé à Abou Kamara, plus connu sous le nom d’Abou Debeing, dans le main event du PEF 11, le combattant français a marqué une page importante de l’organisation. Ce premier combat professionnel de l’histoire du PEF avait déjà pris une dimension particulière avant même l’entrée dans la cage.

Entre reproches, piques et tension en conférence de presse, les deux hommes avaient installé une vraie attente autour de leur duel. Au final, c’est Chantegrel qui a imposé sa loi, avec une victoire par TKO au deuxième round.

Robin Chantegrel assume son attitude avant le combat

La semaine avait été chaude. Abou Debeing reprochait à Robin Chantegrel un manque de respect après le media day organisé dans sa salle Unlock. De son côté, Chantegrel affirmait ne pas avoir dépassé les limites et estimait que son adversaire s’était monté la tête.

Après sa victoire, Robin Chantegrel a justement insisté sur ce contraste entre les mots et les actes. Il n’a pas cherché à surjouer. Il a plutôt résumé sa soirée comme une forme de cohérence entre ce qu’il avait annoncé et ce qu’il a montré.

« C’était un beau combat, j’ai fait ce que j’avais à faire. J’ai peu parlé, mais j’ai parlé juste, et c’est ce qui me représente. Je montre ça dans la cage, c’est ça qui compte. »

Cette phrase correspond bien à l’image qu’il veut laisser. Chantegrel ne se présente pas comme un grand trash-talkeur. Il accepte le folklore, mais il veut surtout être jugé sur ce qu’il produit une fois la porte fermée. Et contre Abou Kamara, il a montré plus qu’une simple capacité à répondre à une rivalité : il a affiché un niveau plus complet.

Son discours après le combat reste néanmoins nuancé. Il a critiqué le parcours sportif de son adversaire, mais sans lui retirer le respect lié au fait d’être monté dans la cage. Pour lui, Abou avait surtout besoin de plus d’expérience avant de passer professionnel.

« Il est tombé amoureux du MMA, c’est très bien, je le respecte. Il est rentré dans la cage, 99 % des gens qui nous regardent, qui parlent, qui critiquent positivement ou négativement, ils ne rentrent pas dans la cage. Donc à partir de là, il a mon respect. »

Le propos est dur, mais pas gratuit. Chantegrel fait une différence entre le courage d’accepter un combat et la légitimité sportive pour évoluer déjà chez les professionnels. Selon lui, Abou Debeing a voulu aller vite. Trop vite.

Une victoire construite dans tous les secteurs

Dans la cage, Robin Chantegrel n’a pas simplement attendu une ouverture. Il a testé plusieurs registres. Il a d’abord tenté de menacer en grappling, sans forcément chercher le finish immédiat. L’idée était aussi de faire payer les mots de la semaine, de marquer Abou physiquement et de lui montrer que le combat professionnel ne laisse pas beaucoup de place à l’improvisation.

« Au tout début, mes premiers étranglements, ce n’était pas forcément pour finir, puisqu’on avait dit qu’il fallait que je cogne un peu, histoire de faire avaler ses paroles. Même si c’était le jeu, ça fait partie du folklore, mais il fallait quand même donner un peu. »

Ce passage est intéressant, car il montre que Chantegrel avait aussi une intention émotionnelle. Il ne voulait pas seulement gagner proprement. Il voulait imposer une réponse. Mais cette réponse ne s’est pas limitée aux provocations. Elle s’est traduite par une adaptation progressive dans le combat.

Abou a résisté à certaines séquences, notamment aux étranglements. Chantegrel a alors choisi d’augmenter l’impact, de frapper davantage et de profiter des ouvertures créées par les engagements de son adversaire.

« Il a bien résisté à l’étranglement. Donc, on s’est dit, quitte à avoir l’envie de frapper, autant y aller vraiment. Et deuxième round, c’est ce que j’ai fait, j’ai plus mis des coups, plus frappé. »

Le TKO du deuxième round vient donc valider ce changement d’intention. Chantegrel a compris qu’il pouvait faire mal, prendre le dessus dans les phases de contact, puis finir par accumulation. Et surtout, il a voulu rappeler qu’il n’était pas limité à un seul secteur.

« Dans tous les cas, on serait resté debout, je suis à l’aise. On serait resté en lutte, je suis à l’aise. On est allé au sol, je lui ai montré que je suis à l’aise. »

Pour le PEF, ce main event restera comme un moment symbolique. Premier combat professionnel de l’organisation, grosse tension avant l’affiche, victoire avant la limite et déclaration forte du vainqueur. Pour Abou Kamara, cette défaite peut servir d’expérience, surtout dans un parcours encore jeune en MMA. Pour Robin Chantegrel, elle ressemble à une validation : il a parlé peu, il a frappé juste, puis il a confirmé dans la cage.

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