Damien Lapilus réussit son retour à Hexagone MMA 45 et répond sèchement à Eren Agbo
Damien Lapilus retrouvait la cage à Hexagone MMA 45, à Lyon, face à Eren Agbo. Après une longue période loin de cette exposition, le Français s'est imposé par décision unanime au terme d'un combat maîtrisé, avant de répondre aux provocations de son adversaire.

Damien Lapilus avait une vraie pression sur les épaules à la LDLC Arena pour l’Hexagone MMA 45. Face à lui, Eren Agbo ne s’était pas privé de le provoquer avant le combat. En conférence de presse, il avait notamment dénigré son niveau, en le présentant comme le moins fort de la famille Lapilus, dans une comparaison directe avec son frère Taylor, passé par l’UFC et vainqueur dans l’organisation américaine.
Dans la cage, Damien devait donc faire plus que gagner. Il devait rappeler qui il était, contrôler l’émotion, et prouver que les mots d’avant-combat ne valent rien sans réponse sportive.
Lapilus contrôle le combat et neutralise les takedowns
Dès le début, Eren Agbo a tenté de poser son plan. Il a cherché à amener Damien Lapilus au sol, probablement pour casser son rythme et éviter les échanges ouverts. Mais Lapilus a très vite donné le ton. Sur presque toutes les tentatives de takedown, il a défendu, repoussé, replacé ses appuis et empêché Agbo d’installer sa lutte.
Cette défense a été l’un des grands marqueurs du combat. Agbo a bien réussi une amenée au sol, mais trop peu pour vraiment inverser la dynamique. Lapilus, lui, a montré qu’il était prêt physiquement et techniquement. Il a dominé nettement le premier round, en contrôlant les phases importantes et en empêchant son adversaire de construire quoi que ce soit de durable.
Le deuxième round a été plus fermé. Agbo a continué à chercher le contact, à coller, à ralentir le combat. Les échanges debout ont été rares, mais quand ils existaient, Lapilus touchait davantage. Il ne s’est pas précipité. Il a accepté un combat parfois frustrant, sans se jeter dans une erreur qui aurait pu relancer son adversaire.
Le troisième round a confirmé l’écart. On a senti Agbo plus entamé physiquement, moins explosif, avec moins de cardio. Lapilus, lui, avait encore de l’énergie. Il a continué à défendre les tentatives de lutte, à toucher debout et à garder la main sur le rythme. Ce n’était pas forcément le combat le plus spectaculaire, mais c’était une performance sérieuse, propre, et surtout suffisante pour convaincre les juges.
Résultat : victoire par décision unanime pour Damien Lapilus.
Une réponse directe aux provocations
Après le combat, Damien Lapilus n’a pas esquivé le sujet. Au micro de RMC Sport, il a d’abord reconnu sa satisfaction, tout en regrettant l’attitude de son adversaire dans la cage.
« Je suis content de ma prestation, un combat ça se fait à deux, l’adversaire a fui tout le combat et il vient coller pour pourrir le combat. »
Cette phrase résume sa frustration. Lapilus voulait probablement un retour plus explosif, plus marquant, avec davantage d’échanges. Mais face à un adversaire qui cherchait surtout à casser le rythme, il a dû rester patient. Et c’est peut-être aussi ce qui rend sa victoire intéressante : il n’a pas perdu le fil.
Il a ensuite directement répondu aux mots d’Eren Agbo avant le combat. Les provocations sur son niveau, sur sa place dans la famille Lapilus et sur la comparaison avec Taylor n’ont visiblement pas été oubliées.
« C’est facile de parler, après dans la cage il faut assumer. J’espère qu’Eren sait maintenant qu’il y a une différence de niveau entre nous. »
Cette sortie donne une autre couleur à sa victoire. Lapilus ne s’est pas contenté de battre Agbo. Il a transformé le combat en réponse. Avant l’événement, son adversaire avait essayé de toucher l’ego, la famille et la réputation. Après trois rounds, Damien a eu le dernier mot.
Pour lui, cette victoire peut servir de relance. Elle n’efface pas toutes les questions, mais elle montre qu’il reste compétitif, solide défensivement et capable de gérer un combat verrouillé. Dans ce genre de retour, le plus important n’est pas toujours de faire un highlight. Parfois, il faut simplement reprendre le contrôle, gagner, et repartir avec une certitude : les provocations ne suffisent pas à combler une différence de niveau.
À Lyon, Damien Lapilus a fait le travail. Et après les mots d’Eren Agbo, cette décision unanime avait forcément un goût un peu plus personnel.
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