Anzor dévoile son game plan : « Je savais que son menton n'était pas solide »
Anzor dévoile son game plan après son KO sur Paul Dena : « Je savais que son menton n'était pas solide, on a joué là-dessus. »

La victoire d’Anzor Baybatyrov sur Paul Dena n’a rien d’un hasard. Elle est le fruit d’un travail minutieux, d’une analyse poussée et d’une exécution parfaite. Dans les heures qui ont suivi son KO au premier round à la LDLC Arena de Lyon, le Normand a dévoilé les coulisses de sa préparation. Son game plan ? Cibler les low kicks, déstabiliser son adversaire, puis exploiter son point faible : un menton qu’il juge fragile.
Avant le combat, Paul Dena (3-0) était invaincu. Il avait promis la victoire par KO ou soumission. Mais dans la cage, c’est Anzor qui a imposé sa loi. Et il savait exactement pourquoi.
« Je savais qu’il ne défendait pas les low kicks »
Interrogé après son combat, Anzor a livré les clés de sa victoire. La première : l’étude des faiblesses de son adversaire.
« Je savais qu’il ne défendait pas du tout les low kicks, que ce soit intérieur ou extérieur. C’était la première fois que je combattais contre un gaucher, mais on a travaillé pour ça. »
Un travail spécifique. Anzor n’avait jamais affronté un gaucher. Il a donc dû adapter sa préparation. Les résultats parlent d’eux-mêmes : deux low kicks dévastateurs ont rapidement marqué Paul Dena, le privant de sa mobilité.
« J’ai essayé de le déstabiliser sur ses points forts, sur les jambes. Je l’ai déstabilisé une fois, deux fois, et je savais que le niveau menton n’était pas très solide. Je suis un striker, donc j’ai visé. »
Une analyse froide et clinique. Anzor a regardé les anciens combats de Dena. Il a vu un schéma récurrent : à chaque fois qu’il était touché, le Français vacillait.
« J’ai analysé ses combats, sur quelques défaites qu’il a eues, surtout par KO, et même des combats qu’il a gagnés, mais il n’arrêtait pas de tomber. Il était à chaque fois sonné. »
La conclusion d’Anzor est sans appel.
« Un menton, tu ne peux pas l’améliorer, le solidifier. On savait que ça, c’était son point faible. »
Un KO chirurgical et une leçon pour la nouvelle génération
Le KO infligé à Paul Dena n’est donc pas un coup de chance. C’est une exécution chirurgicale. Anzor a d’abord cassé les appuis de son adversaire. Puis il a attendu son heure.
« Au début, je ne voulais pas trop me précipiter parce que je savais qu’il a tout fait ça. »
Pas de précipitation. Pas de folie. Juste un plan, patiemment exécuté.
Malgré la violence du combat, Anzor a tenu à rappeler que cette rivalité n’était que sportive.
« Vu que je n’ai absolument rien contre lui, je n’ai pas envie de tout ressortir. »
Une leçon pour Paul Dena. Il a du talent, de l’explosivité, du cœur. Mais le haut niveau ne pardonne pas les failles. Surtout quand l’adversaire a passé des semaines à les étudier.
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