Anzor Baybatirov revient sur son KO face à Paul Dena : « Il a parlé beaucoup de fois »
Avant d'affronter Božidar Trivunović, Anzor Baybatirov est revenu sur l'un des moments les plus marquants de sa carrière : son KO au premier round face à Paul Dena, dans une LDLC Arena largement acquise à son adversaire.

Au micro de Brut, le Français a raconté toute la charge émotionnelle qui entourait ce combat et son énorme KO, nourrie par plusieurs années de tensions et de provocations entre les deux hommes.
Trois ans de tensions avant le KO
Baybatirov explique que ce duel ne s’est pas construit en quelques semaines. La rivalité existait depuis longtemps et avait fini par prendre une vraie ampleur sur les réseaux.
« Ça faisait trois ans qu’on se cherchait sur Internet tous les deux, et que les gens voulaient aussi ce combat. »
Le soir du combat, l’ambiance a encore amplifié cette tension. À Lyon, le public soutenait massivement Paul Dena.
« C’était une atmosphère très bizarre à la LDLC Arena, parce que tout le monde était contre moi. C’est quelque chose qui m’a boosté, de savoir qu’il y avait toute la salle contre moi, plus de 12 000 personnes contre moi. »
Plutôt que de subir cette hostilité, Baybatirov dit s’en être servi comme carburant. Pendant des années, il avait accumulé les échanges, les provocations et les attentes autour de cette affiche.
« Pendant trois ans, j’ai tout gardé en tête, jusqu’à la fin, jusqu’à ce que la cage se ferme. Et j’ai pu leur redonner ce qu’ils m’ont dit pendant trois ans. »
Puis est venu le KO.
« Au moment du KO, j’ai un flashback de tout ce qui s’est passé entre nous. »
Cette phrase résume bien la dimension personnelle du combat. Pour Baybatirov, il ne s’agissait visiblement pas seulement d’ajouter une victoire à son palmarès, mais de refermer une histoire qui s’était construite sur plusieurs années.
« J’allais choquer la France » avait annoncé Anzor
Le Français est également revenu sur les nombreux face-à-face et les tensions qui avaient précédé leur rencontre.
« On a eu plusieurs face-à-face tous les deux. Il a parlé beaucoup de fois, on s’est chauffé. »
Baybatirov explique aussi que la cage représentait, selon lui, le seul endroit où il pouvait réellement répondre à tout ce qui s’était dit autour de lui.
« C’était ma seule solution pour pouvoir parler aux gens, mais autrement. Je ne pouvais pas le faire sur les réseaux, je ne pouvais pas le faire sur YouTube, je ne pouvais pas m’exprimer et montrer qui j’étais vraiment. »
Son idée était donc simple : répondre par la performance, puis reprendre la parole une fois le combat terminé.
« Je pense que c’était la seule solution, dans la cage, pour pouvoir leur montrer et bien sûr parler correctement à la fin du combat. »
Avec le recul, cette victoire a pris encore plus de poids. Baybatirov ne s’est pas contenté de battre un rival avec lequel les tensions existaient depuis trois ans : il l’a terminé dès le premier round, dans une salle qui ne lui était pas acquise.
Et il assure qu’il avait déjà annoncé ce scénario avant même d’entrer dans la cage.
« Comme je l’avais dit en interview avant le combat, j’allais choquer la France. »
Quelques mois plus tard, cette performance sert encore de référence avant son prochain défi face à Božidar Trivunović. Cette fois, le contexte sera totalement différent : Baybatirov sera chez lui, en Normandie, et c’est lui qui devrait pouvoir compter sur le soutien du public.
Après avoir appris à gagner dans une salle hostile, il devra désormais montrer qu’il peut gérer une autre forme de pression : celle d’être attendu comme l’homme à battre.
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