Alex Pereira s'attaque une fois de plus à Herb Dean après l'UFC Baku et le tirage de cheveux

Déjà très critique envers Herb Dean après sa défaite contre Ciryl Gane, Alex Pereira a de nouveau ciblé l'arbitre vétéran après le combat controversé entre Shara Magomedov et Michel Pereira à l'UFC Baku. Entre tirages de cheveux, doigt dans l'œil et absence de retrait de point, la polémique enfle autour de l'arbitrage dans l'octogone.

Alex Pereira s'attaque une fois de plus à Herb Dean après l'UFC Baku et le tirage de cheveux

Tirages de cheveux, avertissements répétés, doigt dans l’œil, aucune sanction au score : le co-main event de l’UFC Baku entre Shara Magomedov et Michel Pereira n’a pas seulement fait parler pour son résultat. Il a surtout relancé un débat de plus en plus brûlant autour de l’arbitrage à l’UFC.

Shara “Bullet” Magomedov s’est imposé par décision unanime face à Michel Pereira, avec trois cartes de 29-28. Un combat serré, donc, où chaque détail pouvait peser lourd. Et c’est précisément pour cela que les fautes non sanctionnées ont provoqué autant de réactions.

Au centre de la tempête : Herb Dean. L’arbitre a averti Magomedov à plusieurs reprises pour des gestes illégaux, notamment des tirages de cheveux lors des phases au sol. Plus tard, un doigt dans l’œil de Michel Pereira a aussi provoqué une interruption. Mais là encore, Dean s’est contenté d’un avertissement, sans retirer de point.

Alex Pereira relance sa guerre contre Herb Dean

Alex Pereira n’a pas laissé passer. Sur Instagram, l’ancien champion des poids moyens et mi-lourds a partagé une image du combat entre Shara Magomedov et Michel Pereira, accompagnée d’un message aussi court que violent.

« Herb Dean… lâche. »

Ce n’est pas une réaction isolée. Depuis sa défaite contre Ciryl Gane à l’UFC White House, Pereira accuse déjà Herb Dean d’avoir mal géré son combat. Le Brésilien estime avoir reçu plusieurs coups derrière la tête sans que l’arbitre n’intervienne réellement, ni pour avertir Gane, ni pour stopper l’action, ni pour lui laisser un temps de récupération.

Dans son esprit, l’UFC Baku n’est donc pas un simple incident de plus. C’est la confirmation d’un problème plus large : un arbitre qui voit les fautes, les signale verbalement, mais hésite à les faire payer concrètement.

La nuance est importante. En MMA, un avertissement peut parfois suffire lorsqu’une faute est légère ou accidentelle. Mais lorsque les gestes se répètent, surtout dans un combat serré, l’absence de retrait de point change totalement la perception. Michel Pereira a perdu par trois fois 29-28. Dans ce contexte, un seul point retiré aurait pu transformer le résultat, ou au minimum forcer un débat très différent.

C’est là que la frustration des combattants devient compréhensible. Les règles existent, mais si elles ne modifient jamais le cours d’un combat, elles finissent par perdre leur force. Et dans un sport où une faute peut casser un momentum, empêcher une position dominante ou gêner la vision d’un combattant, la simple prévention verbale paraît parfois insuffisante.

Aspinall ironise : « Des suggestions »

Alex Pereira n’est pas le seul à avoir réagi. Tom Aspinall a lui aussi commenté la séquence sur Instagram, avec une formule qui résume le sentiment de nombreux fans après l’UFC Baku.

« Le MMA n’a plus de “règles”. Ce sont juste des “suggestions”. »

La phrase fait sourire, mais elle vise un vrai problème. L’arbitrage en MMA repose énormément sur l’interprétation en direct. Un arbitre doit juger l’intention, la gravité, la répétition, l’impact sur l’adversaire et le moment du combat. C’est une responsabilité immense. Mais lorsque les combattants voient des fautes répétées ne jamais être sanctionnées au score, le message envoyé devient dangereux : tant qu’un point n’est pas retiré, la faute peut presque devenir un risque calculé.

Le cas Shara Magomedov vs Michel Pereira tombe mal pour l’UFC, car il arrive dans une période où plusieurs décisions arbitrales sont déjà discutées. Herb Dean reste l’un des arbitres les plus connus et expérimentés du sport, mais son nom revient de plus en plus souvent dans des controverses majeures. Et quand des figures comme Alex Pereira ou Tom Aspinall s’expriment publiquement, le débat dépasse rapidement les réseaux sociaux.

Pour l’UFC, l’enjeu n’est pas seulement de protéger l’image d’un arbitre. Il s’agit aussi de préserver la crédibilité sportive des combats. Un résultat peut changer une carrière, un classement, une prime, une négociation ou une opportunité future. Dans ces conditions, l’application des règles ne peut pas sembler aléatoire.

Shara Magomedov repart de Baku avec une victoire importante. Michel Pereira, lui, peut légitimement nourrir des regrets. Mais au-delà de leur combat, cette soirée a surtout ravivé une question qui dérange : à quoi servent les règles si les avertissements ne deviennent jamais des sanctions ?

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