T.J. Dillashaw révèle les coulisses terrifiantes du dernier cutting de Khamzat Chimaev
Khamzat Chimaev a perdu sa ceinture des poids moyens face à Sean Strickland à l'UFC 328. Mais selon T.J. Dillashaw, l'histoire de ce combat ne peut pas être comprise sans évoquer la coupe de poids très inquiétante vécue par "Borz" avant la pesée.

La défaite de Khamzat Chimaev contre Sean Strickland a déjà changé beaucoup de choses chez les poids moyens. L’invincibilité est tombée. La ceinture aussi. Mais depuis le combat, un autre débat prend de plus en plus de place : dans quel état réel Chimaev est-il monté dans l’octogone ? Le Tchétchène n’a pas livré sa meilleure version, mais il a tout de même poussé Strickland dans une décision partagée. Pour T.J. Dillashaw, qui a côtoyé Chimaev pendant une partie de sa préparation, cette performance doit être relue avec un élément majeur : son cutting aurait viré au scénario inquiétant.
Dillashaw raconte une coupe de poids alarmante
Dans le MMA, les coupes de poids difficiles font presque partie du décor. Mais parfois, la frontière entre souffrance normale et danger réel devient beaucoup trop fine. Selon T.J. Dillashaw, Chimaev aurait franchi cette limite avant d’affronter Strickland.
« Il était presque en train de mourir avant de monter sur la balance. Je vous le dis, il a failli mourir. »
Cette phrase est forte, presque brutale. Elle ne sert pas seulement à défendre Chimaev après sa défaite. Elle remet aussi sur la table un problème profond du MMA : la manière dont certains combattants se mettent en danger pour atteindre une catégorie qui devient parfois trop difficile à tenir.
Dillashaw insiste sur le caractère inhabituel de ce qu’il a entendu autour de cette coupe de poids. Lui-même connaît parfaitement ce processus, après une longue carrière au plus haut niveau et plusieurs années passées chez les bantamweights.
« C’est une histoire effrayante. Je n’ai jamais entendu quelque chose comme ça auparavant. »
Le point important, ici, n’est pas de transformer la défaite de Chimaev en simple excuse. La coupe de poids fait partie du métier, et Sean Strickland a gagné le combat officiellement. Mais si le récit de Dillashaw est exact, il permet de comprendre pourquoi “Borz” n’a peut-être jamais pu exprimer pleinement ce qu’il avait montré pendant son camp.
« Les gens doivent comprendre ce qu’il a traversé pour pouvoir combattre. »
Dans un sport aussi dur, cette nuance compte. Un combattant peut perdre sans que tout son niveau soit remis en question. Il peut aussi mal gérer une coupe de poids et en payer le prix dans la cage. Pour Chimaev, les deux idées peuvent coexister : Strickland a gagné, mais le champion déchu serait arrivé diminué.
Khamzat Chimaev aurait-il dû aller jusqu’au combat ?
La partie la plus inquiétante du récit concerne les symptômes décrits par Dillashaw. À ce niveau, on ne parle plus seulement d’un combattant fatigué ou vidé par la balance. On parle d’un corps qui semble avoir envoyé des signaux d’alerte très sérieux.
« Quand tu entends ce qui lui est arrivé, comme vomir de la bile verte, il n’aurait même pas dû réussir à aller jusqu’au combat. »
Ce passage change la perception du combat. Si Chimaev était réellement dans cet état avant la pesée, sa présence dans l’octogone devient presque aussi marquante que sa performance. Beaucoup de combattants auraient peut-être abandonné le cutting, raté la limite ou renoncé au combat.
Dillashaw souligne justement cette contradiction. Malgré une préparation perturbée, Chimaev a encore montré des ressources physiques dans les derniers rounds. Et c’est là que son analyse devient intéressante sportivement.
« Malgré ça, quand tu vois sa performance, aux rounds 4 et 5, il avait encore un meilleur cardio que Strickland. »
Mais aux yeux de Dillashaw, Chimaev a montré assez de dureté et d’activité pour prouver qu’il n’était pas simplement un combattant qui s’est effondré physiquement.
La dernière partie du témoignage ajoute encore une dimension médicale et personnelle au débat. Dillashaw affirme que Chimaev aurait une condition qui rendrait ce type de cutting encore plus complexe.
« Le gars n’a plus que la moitié d’une thyroïde. Faites des recherches sur ce que ça fait au métabolisme. »
Là encore, la prudence est nécessaire. Ce point vient de Dillashaw et ne doit pas être présenté comme un diagnostic public détaillé. Peut-il continuer à descendre chez les poids moyens sans risquer de revivre ce genre de scène ? Doit-il monter chez les mi-lourds ? Ou peut-il simplement mieux gérer son poids avec une préparation plus encadrée ?
Après la défaite contre Strickland, Chimaev a surtout réclamé une revanche. Mais cette révélation peut pousser le débat dans une autre direction. Avant de penser à récupérer sa ceinture, “Borz” doit peut-être d’abord régler la question la plus importante : dans quelle catégorie peut-il être performant sans mettre son corps en danger ?
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