Khabib avait tout prévu : cette analyse vieille d'un an annonçait déjà la chute de Khamzat Chimaev
Battu pour la première fois de sa carrière par Sean Strickland à l'UFC 328, Khamzat Chimaev a vu plusieurs de ses faiblesses exposées. Pourtant, plus d'un an avant cette défaite, Khabib Nurmagomedov avait déjà expliqué exactement ce qui pouvait lui coûter un combat.
Pendant longtemps, Khamzat Chimaev semblait intouchable. Explosif, agressif et ultra dominant dans les premiers rounds, le combattant tchétchène imposait un rythme que peu d’adversaires arrivaient à survivre.
Mais face à Sean Strickland, cette recette n’a pas fonctionné comme prévu.
Et en regardant le combat, beaucoup ont repensé immédiatement à une analyse de Khabib Nurmagomedov… enregistrée plus d’un an auparavant.
Une analyse qui ressemble aujourd’hui à une prédiction
Dans un ancien podcast tourné bien avant l’UFC 328, Khabib expliquait déjà ce qu’il considérait comme la principale erreur de Chimaev : vouloir trop forcer la lutte dès le premier round.
“J’ai toujours eu le même gameplan : amener le combat au sol. Et je pouvais tenter 100 takedowns si nécessaire” , avait annoncé Khabib pour Adam Zubayraev.
Une manière de rappeler sa propre approche, basée sur la patience, la pression constante et surtout la gestion de l’énergie.
Puis Khabib compare directement avec Chimaev :
“Mais tu ne vois pas ça dans les combats de Khamzat. Il commence généralement avec une lutte à 100 %, et quand ça ne marche pas, il commence à striker avec ces gars alors qu’il est déjà fatigué.”
Une description qui ressemble presque exactement au scénario observé contre Strickland.
Ce qui s’est passé contre Strickland
À l’UFC 328, Chimaev démarre comme d’habitude. Dès les premières secondes, il tente d’imposer sa lutte et contrôle largement le premier round.
Mais le problème apparaît ensuite.
Strickland défend de mieux en mieux les takedowns, obligeant Chimaev à rester debout plus longtemps. Et au fil des rounds, le champion commence à perdre en explosivité.
Son striking devient moins précis, ses déplacements ralentissent, et surtout, son pressing ne produit plus les mêmes effets.
En face, Strickland monte progressivement en puissance avec son jab et sa boxe en reculant.
Exactement le type de situation évoqué par Khabib.
Une approche différente aurait-elle changé le combat ?
Dans ce même podcast, Khabib allait encore plus loin dans son analyse.
“Mais s’il avait commencé directement en striking contre Gilbert et Kamaru, il aurait eu de bien meilleurs combats.”
Autrement dit, selon lui, Chimaev possède les qualités pour rivaliser debout… mais sa gestion du combat le pousse parfois à s’épuiser inutilement trop tôt.
Une réflexion qui prend encore plus de sens après l’UFC 328.
Car contre Strickland, ce n’est pas seulement la lutte qui a posé problème. C’est surtout l’énergie dépensée pour tenter de maintenir ce rythme dès le début.
Une première défaite qui change beaucoup de choses
Cette défaite pourrait marquer un tournant dans la carrière de Chimaev.
Jusqu’ici, son style ultra agressif lui permettait souvent de terminer les combats rapidement. Mais face à un adversaire capable de survivre, défendre et faire durer, certaines limites sont apparues.
Et le plus marquant dans cette histoire reste peut-être que Khabib les avait identifiées depuis longtemps.
Pas comme une critique.
Comme un avertissement.
Khamzat Chimaev doit-il faire évoluer son style ?
À seulement 31 ans, Chimaev reste l’un des combattants les plus dangereux du monde. Une défaite ne change pas son potentiel.
Mais elle pose désormais une vraie question : son approche actuelle peut-elle tenir face aux meilleurs sur cinq rounds ?
Car aujourd’hui, les adversaires savent qu’il faut survivre au début de combat pour faire basculer la dynamique ensuite.
Et après l’analyse de Khabib… cette faiblesse semble désormais visible aux yeux de tout le monde.
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