Israel Adesanya reconnaît avoir livré l'un des pires combats de l'histoire de l'UFC
Israel Adesanya n'essaie pas de réécrire l'histoire. Six ans après son combat très critiqué contre Yoel Romero, l'ancien champion des poids moyens reconnaît lui-même avoir participé à l'un des affrontements les moins spectaculaires de l'UFC.

Israel Adesanya a connu certaines des soirées les plus marquantes de l’histoire récente des poids moyens. Son combat contre Kelvin Gastelum est notamment entré au Hall of Fame de l’UFC. Mais quelques mois plus tard, « The Last Stylebender » a aussi vécu une soirée dont il est beaucoup moins fier.
En mars 2020, à l’UFC 248, Adesanya défendait son titre face à Yoel Romero. Sur le papier, l’affiche promettait énormément. Dans l’Octogone, les deux hommes ont finalement passé 25 minutes à s’observer, avec très peu d’échanges significatifs. Adesanya s’était imposé par décision unanime, 48-47, 48-47 et 49-46.
« J’en voyais quatre devant moi »
Dans une récente vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, Adesanya est revenu sans détour sur cette soirée.
« J’ai participé à l’un des combats les plus excitants de l’histoire avec Kelvin Gastelum, qui est maintenant au Hall of Fame de l’UFC. Mais j’ai aussi livré l’un des combats les plus ennuyeux de l’histoire de l’organisation avec Yoel Romero. »
L’ancien champion explique que la prudence extrême des deux hommes venait surtout du respect qu’ils avaient pour la puissance de l’autre.
Romero avait notamment touché Adesanya avec une lourde frappe au début du combat.
« Quand il m’a touché avec ce gros coup, j’en voyais quatre devant moi. Je me suis dit : “OK, il va venir pour finir le travail.” Mais il ne l’a pas fait. »
Adesanya assure qu’il était alors prêt à réagir si le Cubain avait tenté d’accélérer, mais l’offensive n’est jamais venue.
Israel Adesanya assume aussi sa part de responsabilité
Avec le recul, le Nigérian ne cherche pas à faire porter l’entière responsabilité à Romero.
« Il a joué son jeu et oui, c’était un combat ennuyeux. Mais c’est un homme dangereux. Il y a une raison pour laquelle il ne voulait pas s’approcher, et il y a aussi une raison pour laquelle je ne voulais pas reprendre ce genre de frappe. »
Une explication qui résume assez bien le paradoxe de cette affiche.
Adesanya et Romero étaient tous les deux réputés pour leur explosivité et leurs KO spectaculaires, mais cette dangerosité mutuelle a finalement produit exactement l’effet inverse.
Ces déclarations sont arrivées alors qu’Adesanya analysait l’UFC 332, une carte elle aussi critiquée par certains fans pour son manque de noms majeurs et de narration autour des combats.
Pour lui, le problème ne vient pas forcément du niveau des combattants.
« Les gens disent que c’est la pire carte de l’histoire de l’UFC. En regardant les combats, ce n’est peut-être pas vraiment le cas. Ce qui manque surtout, ce sont des stars et des histoires. »
Adesanya estime que les rivalités, les vidéos de préparation ou encore les contenus autour des combattants jouent un rôle essentiel pour donner envie au public de suivre un événement.
Six ans après UFC 248, Israel Adesanya assume donc pleinement cette soirée ratée. Un contraste saisissant avec certains des combats les plus spectaculaires de sa carrière.
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