Daniel Cormier inquiet du manque de champions américains à l'UFC
Daniel Cormier s'inquiète du manque de champions américains à l'UFC et évoque un problème structurel, alors que l'avenir de Jon Jones reste incertain.

Daniel Cormier a livré une analyse directe sur l’état actuel du MMA américain au sommet de l’UFC.
L’ancien champion des poids lourds et mi-lourds ne cache pas son inquiétude : les États-Unis manquent aujourd’hui de représentants dominants, en particulier chez les hommes.
Actuellement, seules Kayla Harrison et Mackenzie Dern portent une ceinture incontestée pour les États-Unis, respectivement en bantamweight et strawweight féminins. Chez les hommes, Justin Gaethje détient un titre intérimaire, mais aucun champion undisputé américain n’est en place. Un constat rare dans l’histoire moderne de l’UFC.
Daniel Cormier cible un problème plus profond
Interrogé initialement sur la faiblesse de la catégorie heavyweight américaine, Daniel Cormier a rapidement élargi le débat. Selon lui, le problème dépasse largement une seule division.
« Le plus gros problème, ce sont les Américains. Non seulement nous n’avons aucun Américain dans le top 10 heavyweight, mais aucun non plus dans le top 10 pound-for-pound », a-t-il déclaré à Sports Illustrated
Dans une organisation historiquement portée par les lutteurs et combattants américains, ce recul interroge. Cormier évoque une perte d’influence sportive, mais aussi culturelle, à un moment où l’UFC cherche à renforcer son rayonnement national avec des projets événementiels majeurs, notamment autour du concept très médiatisé de l’UFC White House.
Heavyweight : une division mondiale, mais sans drapeau américain
Sur le plan sportif, Cormier tempère toutefois son propos concernant les lourds. Il salue la solidité du champion britannique Tom Aspinall, tout en rappelant la profondeur internationale de la catégorie avec Ciryl Gane ou encore l’ombre persistante de Jon Jones.
Cependant, l’absence totale d’Américains dans le top 10 heavyweight reste, selon lui, un signal d’alarme. Historiquement, cette division a longtemps été un bastion américain, de Randy Couture à Cain Velasquez, en passant par lui-même.
La lutte comme solution pour relancer la dynamique
Face à ce constat, Daniel Cormier avance une piste claire : revenir aux fondamentaux.
« On va régler ça. On va recommencer à former des lutteurs », affirme-t-il.
Un message cohérent avec son propre parcours. Ancien olympien en lutte, Cormier incarne cette filière qui a longtemps nourri l’élite de l’UFC. Aujourd’hui, la montée en puissance des combattants issus du Caucase, d’Europe ou d’Amérique du Sud a rebattu les cartes du MMA mondial.
Si des vétérans américains restent bien classés, peu de prospects apparaissent comme des menaces immédiates pour l’or. Une transition générationnelle qui tarde à produire ses leaders.
Jon Jones, dernier espoir ou symbole d’une fin de cycle ?
Cormier évoque enfin Jon Jones comme une option crédible pour ramener une ceinture masculine aux États-Unis, notamment en mi-lourds. Une hypothèse qui souligne surtout le manque de nouvelles têtes capables d’assumer ce rôle.
À 38 ans, Jon Jones incarne davantage une continuité qu’un véritable renouveau pour le MMA américain. Son éventuel retour au sommet relèverait d’un exploit individuel, mais ne suffirait pas à masquer les difficultés structurelles pointées par Daniel Cormier sur la scène UFC actuelle. D’autant que l’avenir sportif de Jones lui-même reste incertain, comme il l’a récemment reconnu en évoquant pour la première fois la possibilité réelle de la retraite.
Un chantier de long terme, à suivre de près, alors que toute l’actualité du MMA reste à retrouver sur FightTalk.blog.
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