Dana White critique la fusion MVP-PFL : « Personne ne regarde »
MVP et le PFL vont unir leurs forces pour lancer MVP MMA. Mais Dana White assure que l'UFC évolue dans une autre dimension.

Dana White n’a pas semblé très impressionné par l’annonce. Alors que Most Valuable Promotions et le PFL ont officialisé leur fusion, le patron de l’UFC a été interrogé sur cette nouvelle entité avant l’UFC Belgrade.
Sur le papier, l’association peut intriguer. MVP, porté notamment par Jake Paul et Nakisa Bidarian, a déjà réussi une entrée remarquée dans le MMA avec sa carte diffusée sur Netflix en mai. Le PFL, de son côté, possède une structure, un roster déjà installé, des contrats médias et une présence internationale.
Mais pour Dana White, tout cela ne change pas grand-chose.
Dana White ironise sur une fusion entre deux structures en difficulté
Interrogé par The Mac Life, Dana White a d’abord assuré ne pas vraiment connaître les détails de l’opération. Avant de lâcher une réponse typiquement provocatrice.
« Je ne sais rien de ce qu’ils font. Ça a probablement du sens. Quand rien ne marche pour personne, on devrait probablement se mettre ensemble. Prenons deux organisations qui ne vendent pas de billets et que personne ne regarde, fusionnons-les et faisons une plus grosse compagnie à laquelle on ne vendra pas de billets et que personne ne regardera. »
La sortie est brutale, mais elle correspond au discours habituel de White lorsqu’il évoque les organisations concurrentes. Depuis des années, le patron de l’UFC refuse de présenter le PFL, Bellator ou désormais MVP comme des rivaux sérieux. Pour lui, l’UFC n’est plus simplement en compétition avec d’autres ligues de MMA, mais avec les grands acteurs mondiaux du sport et du divertissement.
Cette fusion a pourtant un intérêt stratégique. MVP apporte une force médiatique, des connexions avec Netflix, un ton plus entertainment, et la capacité à générer de l’attention autour de noms très populaires. Le PFL apporte une base sportive déjà existante, des combattants sous contrat, une expérience d’organisation MMA et un format installé depuis plusieurs années.
Selon MMA Fighting, le PFL devrait progressivement devenir MVP MMA, probablement à partir de janvier. L’idée serait donc de créer une nouvelle marque plus identifiable, plus agressive médiatiquement, et capable d’attirer des combattants qui cherchent une alternative à l’UFC.
Mais White n’y voit pas encore une menace.
L’UFC se voit dans une autre dimension
Dana White a ensuite nuancé légèrement son propos, tout en maintenant l’idée principale : il ne considère pas MVP et le PFL comme des concurrents de l’UFC.
« Écoutez, je l’ai dit 100 fois, et je déconne juste… Je ne considère aucun de ces gars comme notre concurrence. On est dans une toute autre stratosphère maintenant. Je suis en compétition avec tous les grands acteurs. »
Cette phrase résume la position actuelle de l’UFC. L’organisation domine largement le MMA mondial, en termes de notoriété, de revenus, de diffusion, de profondeur de roster et de capacité à créer des événements majeurs. Même lorsque d’autres promotions signent des grands noms ou produisent des cartes médiatisées, l’écart reste immense.
White conclut d’ailleurs en répétant que ces structures ne sont pas ses vraies rivales.
« Ces gars ne sont pas ma concurrence. Donc bonne chance à eux tous. Je leur souhaite le meilleur. »
Reste que MVP MMA pourrait tout de même devenir un acteur intéressant du marché. Pas forcément pour menacer immédiatement l’UFC, mais pour offrir plus d’options aux combattants. Dans un sport où les questions de rémunération, de contrats et de liberté de carrière reviennent souvent, une nouvelle structure bien financée peut peser dans certaines négociations.
MVP a déjà montré qu’il savait attirer l’attention, notamment avec sa carte de mai sur Netflix, portée par Ronda Rousey contre Gina Carano. Cette soirée avait même généré une audience supérieure à l’UFC White House et à l’UFC 329, pourtant marqué par le retour de Conor McGregor.
Mais attirer l’attention une fois ne suffit pas à construire une vraie organisation MMA. Il faut répéter les événements, créer des divisions crédibles, construire des rivalités, développer des talents et convaincre les fans de suivre autre chose que les grandes affiches ponctuelles.
C’est probablement là que Dana White place sa certitude. Pour lui, l’UFC a déjà gagné cette bataille de fond depuis longtemps. MVP et le PFL peuvent fusionner, changer de nom, attirer quelques gros profils ou produire des soirées fortes. Mais tant qu’ils ne construisent pas une profondeur sportive durable, White continuera de les regarder de loin.
La fusion MVP-PFL ouvre donc une nouvelle séquence dans le MMA mondial. Mais du côté de l’UFC, le message est clair : Dana White ne tremble pas.
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